Histoire du Radicalisme >> Radicaux dans l'Histoire
 
k - Joseph Caillaux
 
 
JOSEPH CAILLAUX
(30 mars 1863 - 22 novembre 1944)



Fils du ministre des travaux publics en mai 1874, Joseph Caillaux reconnaît avoir bénéficié dune enfance dorée. Inspecteur des Finances en 1890, sa carrière politique commence brillamment le 8 mai 1898 lorsque, à la surprise générale, il est élu député de Mamers (Sarthe) devançant ainsi le comte de La Roche Foucauld.

Cette victoire sur la monarchie en appelle d’autres il bénéficie d’une étonnante promotion en juin 1899 en devenant ministre des Finances de Waldeck-Rousseau à trente-six ans. Il fait alors voter quelques réformes fiscales prudentes. Rappelé comme ministre des Finances dans le gouvernement Clemenceau, le 25 octobre 1906, Joseph Caillaux est chargé de la réforme de l’impôt sur le revenu. Le fondement de cette réforme est la taxation de tous les revenus selon un barème progressif. Ce projet, appliqué en 1917, donne un élan de popularité à Joseph Caillaux, esprit froid et empirique.

Par la suite. Joseph Caillaux est appelé par le Président Fallières à constituer le nouveau Cabinet, à l’âge de quarante-huit ans. A compter du 27 juin 1911, il gouverne à la présidence du Conseil. Il est emporté par les suites données au “coup d’Agadir”.
Joseph Caillaux est élu au Congrès de Pau, en octobre 1913, président du Parti radical. Mais l’assassinat du directeur du Figaro par Henriette Caillaux semble mettre un terme à la carrière politique de son mari. Déjouant tous les obstacles, Joseph Caillaux est de nouveau élu député en mai 1914, mais aussi et surtout il évite une condamnation pour “pacifisme”.

Après cette période tourmentée, il a une activité politique des plus soutenues, participant aux gouvernements Painlevé et Briand. Après la chute du ministère Briand le 23 juillet 1926, sur un projet de loi déposé par Caillaux, alors vice-président du Conseil, celui-ci ne deviendra plus ministre, sauf un jour, dans un gouvernement Bouisson qui tombe à sa présentation. Mais sa vie politique n’est pas achevée puisqu’il est réélu sénateur de la Sarthe en 1927 et en préside le Conseil général. Actif au sein du Parti radical, Il favorise l’élection de Daladier, et se trouve à l’origine du coup d’Angers, en 1928. Il contribue, par la suite, â la chute du “Front populaire”.

En 1940, Joseph Caillaux est partisan d’une lutte acharnée contre l’ennemi. Il se retire à Mamers, et décède le 22 novembre 1944.