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JEAN ZAY
(1904 - 1944)
Avocat, militant du Parti radical socialiste, il appartient au mouvement des «jeunes Turcs». Jean Zay est élu député du Loiret en 1932 à 23 ans.
L’année 1933, période d’instabilité, est déterminante pour Jean Zay elle fait de lui le leader de la frange la plus à gauche des jeunesses radicales. Ainsi, il se montre très actif lors du Congrès du Parti radical de Vichy en insistant sur: «la nécessité de remédier à l’instabilité en restaurant l’autorité de l’Etat républicain». Cette même année, il devient le porte-parole de l’aile gauche des radicaux.
Le radicalisme de gauche des dernières années de la IIIe République est très bien décrit par Jean Zay dans ses mémoires “Souvenirs et solitude” publiées après sa mort.
Son action au ministère de l’Education Nationale dans le cabinet du Front populaire est marquée par des profondes réformes : recul de la scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans, multiplication des bourses scolaires, construction de nombreux locaux scolaires.
Coupable, selon le gouvernement de Vichy, de “désertion” en 1940, il est emprisonné pendant la seconde guerre. Il sera assassiné le 8 juillet 1944 par une rafale de mitraillette, lors d’un transfert par la Milice, de Riom au Vaucluse.
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