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JEAN MOULIN
(20 juin 1899 - 8 juillet 1943)
Membre du Parti radical, Jean Moulin est ami de Jean Zay avec qui il travaille. Cadet des sous-préfets en 1930, puis des préfets en 1937, il exerce cette fonction dans l’Eure-et-Loir, en juin 1940, lorsqu’il refuse de signer un document des troupes d’occupation accusant des soldats sénégalais d’avoir commis des sévices dans sa région. Il est alors révoqué par le gouvernement de Vichy.
De nombreux déplacements dans le Midi le convainquent de la nécessité d’assurer une coordination de la résistance à l’occupant. Après un déplacement à Londres, au cours duquel il rencontre longuement De Gaulle, il fonde le Conseil National de la Résistance qui se réunit, pour la première fois, le 27 mai1943. Présidé par Jean Moulin, ce Conseil comprend en outre deux députés radicaux, anciens ministres, Paul Bastid pour la zone Sud, et Marc Rucart pour la zone Nord.
Jean Moulin est arrêté, le 21 juin 1944, par la Gestapo prévenue de la tenue d’une réunion secrète à Caluire. Il est alors transféré en Allemagne et, au cours du voyage, succombera sous la torture des services allemands. Son corps est ramené à Metz, le 8 juillet, où est signé l’acte de décès. Les cendres de Jean Moulin seront transférées au Panthéon le 19 décembre 1964.
La liste des radicaux qui ont souffert ou payé de leur vie le combat contre l’occupant est longue Herriot a été déporté, Daladier interné puis déporté, Jean Zay emprisonné puis assassiné, Maurice Sarraut, Serlin, Berthod et Fouilland abattus par la Milice ou par les Allemands, Albert Sarraut et Jean Baylet envoyés dans un camp de concentration.
A la fin du mois de décembre 1944, le Parti radical se réunit en Congés à Paris, salle des horticulteurs. Dans son rapport, le secrétaire général Pierre Mazé rappelle que 17 parlementaires radicaux sont encore déportés en Allemagne, 10 ont été assassinés par les Allemands ou les miliciens, 5 autres sont morts au service de la patrie.
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