| |
 |
| |
EMILE COMBES
(1835- 1921)
Il symbolise parfaitement la théorie physique des pôles opposés qui s’attirent: de séminariste à ses débuts, il deviendra le père fondateur de la laïcité en France. Renonçant à l’enseignement religieux, il devient médecin pour subvenir à ses besoins. En 1874, il est élu maire de Pons. Il sera réélu en 1878, et le restera toute sa vie. Il devient Sénateur de la Charente en janvier 1885. Ministre de l’instruction publique et des Cultes dans le Cabinet Bourgeois, il préside ensuite, au Sénat, la Commission chargée d’étudier le projet de loi sur le contrat d’association. Succédant au gouvernement Waldeck-Rousseau, il devient président du Conseil le 7 juin 1902.
Avec Emile Combes, les radicaux détiennent réellement, pour la première fois, la responsabilité du pouvoir, ce qui les autorise à mettre en pratique l’esprit du programme de Belleville. Ainsi, sa première mesure est la dissolution des congrégations. Cette action entraîne des difficultés avec le Vatican qui deviennent irrémédiables avec la rupture des relations diplomatiques le 30 juillet 1904.
A la suite de “l’affaire des fiches”, Emile Combes doit abandonner le pouvoir. Son ministère aura été l’un des plus longs de la IIIe République. Son éviction n’empêche nullement l’esprit “combiste” de se perpétuer; ainsi, sous le gouvernement Rouvier, sera votée la loi sur la séparation des Eglises et de l’Etat le 9 décembre 1905. Il reste fidèle au Parti radical dont il devient, pendant de nombreuses années, le symbole. Il en est le président en 1905 et 1906, puis de 1910 à 1913. Réélu sénateur, il devient président du groupe de la gauche démocratique. Il retrouve le chemin du gouvernement à l’âge de soixante-quinze ans, dans le ministère Briand, d’octobre à décembre 1916. Il s’éteint en 1921.
|
|
 |
|
|
|
|
|
|