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EDOUARD HERRIOT
(5 juillet 1872 26 mars 1957)
De naissance modeste, Edouard Herriot est reçu à l’agrégation de lettres en 1893 et devient professeur au Lycée de Lyon.
Il s’inscrit au Parti radical au moment de l’affaire Dreyfus et accède en 1905 à la mairie de Lyon. Il restera Maire 52 ans.
Ayant juste l’âge requis de 40 ans, il devient Sénateur du Rhône en 1912, avant d’être élu Député du Rhône en 1919.
Il est porté la même année à la présidence du Parti radical. Cette direction fait de lui le principal chef de l’opposition au bloc national formé par Poincaré et Millerand. Pour ce faire, Edouard Herriot constitue le “Cartel des Gauches” qui sort victorieux des élections législatives du 14 juin 1924. Edouard Herriot est chargé par Doumergue de former un gouvernement, qui sera renversé, sur des questions financières, le 10 avril 1925. Elu président de la Chambre le 22 avril, il est chargé de former un nouveau Cabinet qui tombera le jour de sa présentation à la Chambre, le 21 juillet 1925. Edouard Herriot reçoit alors le portefeuille de l’instruction publique dans le gouvernement d’union nationale dans lequel, initiateur de l’enseignement technique, il symbolise l’efficacité de l’action des radicaux dans le domaine de l’Education nationale. Après la victoire de la gauche aux élections législatives, il est chargé, le 3 juin 1932, de former un gouvernement par Albert Lebrun. Son ministère tombe le 14 décembre 1932 sur la question du paiement des dettes aux Etats-Unis. Edouard Herriot entre comme ministre d’Etat dans les gouvernements Doumergue, Flandin, Bouisson et Laval. Herriot apporte ensuite, pour quelque temps, son soutien au Front populaire et devient, en juin 1936, président de la Chambre. Il subit la seconde guerre mondiale, placé en résidence surveillée, et doit attendre 1945 pour retrouver sa chère mairie de Lyon.
Il redeviendra député et président de l’Assemblée Nationale sous la IVe République.
Il disparaît le 26 mars 1957.
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